eug et euthan8

Publié le par Gaudin

Qu'est-ce que souffrir quelques heures, quelques jours, quelques semaines de plus apporterait à l'agonisant, à son entourage, au monde, à Dieu en plus ? 

 

Sur cette base je ne vois aucun mal à abréger les souffrances, alors que les prolonger ne me semble pas évangélique dans le sens de soulager son prochain. J'écrivais que le corps part par "petits bouts" et que les organes sains se révoltent dans la souffrance.

 

L'euthanasie ne frappe pas tout le corps, toute la personne mais seulement les organes qui résistent à la mort, alors qu'une partie de la personne n'a pu que l'accepter.

 

Je n'affirmerai pas que l'âme en voulant s'échapper cause la souffrance des organes qui résistent, qui la retiennent encore contre son gré pressée de rejoindre son Créateur...mais c'est tout comme.

 

Ce point de vue me conduit à condamner la médecine mécaniste, l'interchangeabilité des organes quand l'amour ne l'accompagne pas. G.

 

 

 

Oui, cela me plait assez de considérer la vie ici-bas comme une...formation dont la fin est la libération de l'âme.

 

Je profite de cet aparté pour revenir à Pierre Panis. Son corps est végétatif, mais pas séparé, il continue de vivre en une même personne sans souffrir apparemment. Il n'y a pas séparation des membres entre les morts et les vivants. Je ne défends pas une thèse. Juste proposer une réflexion sur un sujet pas facile.

 

 

Je serai presque d'accord, si ce n'est que l'expression "libération de l'âme" évoque à mes yeux une conception dualiste (néo-platonicienne ?) qui n'est pas ma conception de la personne humaine... et je crois à la résurrection des corps (sous une forme qui m'échappe encore).

 

Ne méprisons pas le corps... "Qui veut faire l'ange fait la bête"... disait le grand Pascal.

 

 

Le corps…c’est quoi de matière première, combien d’atomes basiques ? Les automobilistes qui passent sur un hérisson, un chat découvrent une feuille de papier en fin de journée, avant que les bactéries aient fait leur œuvre. Alors après…

 

 

C’est l’âme qui maintient le corps, lui donne son port. Je crois que le corps c’est la gangue qui a permis à la personne de s’élever. J’espère que nous aurons un jour un « corps glorieux… », mais je ne peux qu’espérer.

 

 

Sur le sujet dont nous débattons, voir ce texte :

 

 

 

Déclaration commune juive-catholique sur le soin des malades en fin de vie 

 

http://catholique-paris.cef.fr/pdf/fin-de-vie2.pdf 

 

 

 

Cordialement.

 

 

 

Michel de Guibert

 

 

 

Vous savez que je ne peux être d'accord avec le texte que vous m'avez recommandé :

 

Publié dans liberation

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