Polygamie

Publié le par Gaudin

 

 

Un résumé d'un débat sans concession qui a essayé d'exclure les à priori. Il faut juste y réfléchir et que Jean-Jean me permette de douter de la disponibilité d'un ingénieur du privé, chef de service, pour être pleinement à son travail, satisfaire trois épouses et leurs enfants tant en biens matériels qu'en présence soutenue et assistance morale sous nos climats et dans notre société. Amicalement. G.

 

 

 

Jean-Jean a écrit juste avant diffusion, (mais reçu après), du cri venu d'Afrique :

 

 

 

"..."Jean-Jean affirme que la loi naturelle conduit l'homme le plus fort, le
plus intelligent à séduire plusieurs femmes pour perpétuer la race."

Sans doute me suis-je mal exprimé ou peut-être Gérard, à mon évocation
des désirs génétiques, a un peu extrapolé.

Je ne crois pas plus à la sélection naturelle qu'à l'évolution ou au
progrès. Je serais même créationniste athée. Et nous somme bien d'accord
que cette approche, typiquement moderne-bourgeoise nous est
idéologiquement imposé par le système, au point de pourrir la science
(l'évolution et la statistique sont des gangsters épistémologiques).

Entre ce que l'individu, consciemment ou non, souhaiterait et ce qu'il
obtient, vous conviendrez qu'il y a une marge.

Que le mâle veuille fertiliser le plus de femelles possible et que la
femelle souhaite que celui qui la fertilise soit fort et disponible ne
signifie aucunement que les choses se passent ainsi. Point n'est besoin
de s'étendre sur les nombreux exemples qui nous viendraient en tête. Je
suis donc pleinement d'accord avec Gérard, donc, quand il souligne les
faiblesses théoriques de la sélection naturelle.

Mais revenons à ce que vous nommez vassalité de la femme : vous ne
connaissez donc aucun homme dans votre entourage qui serait capable
d'être un bon époux pour deux voire trois femmes ?

Inversement, ne connaissez-vous pas quelques hommes de part chez vous
qui traite leur épouse comme un meuble voire pire, épouse sans
profession, la cinquantaine, n'ayant eu pour seul travail que
l'éducation de ses enfants, sans fortune personnelle particulière et
espérant qu'en cas de décès de son mari, elle puisse au moins avoir
l'usufruit de leur maison commune ? J'en ai connu quand j'habitais à
Nantes, une bonne dizaine, au sein de la bonne bourgeoisie.

Enfin, quand vous évoquez la femme dans "le monde Musulman", ne
voulez-vous pas plutôt évoquer les sociétés traditionnelles
contemporaines ? Regardez les petites doudous ci-jointes, photos prise
pendant une manif du Hezbollah à Beyrouth. Ne confondez-vous pas
involontairement modernité et tradition ? Qu'ont donc de commun la
sous-prolétaire algérienne ou soudanaise, avec la bourgeoise libanaise
ou cairote ?

La femme bretonne est-elle une paysanne rougeaude en blouse bleue
sentant un peu la vache ? Accepteriez-vous qu'on en fasse un symbole du
"monde breton" ?

Bien à vous et au plaisir, comme toujours, de vous lire,

Jean-Jean

 

 

Un cri venu d'Afrique sur la polygamie.

 

 

 

(Une réflexion entendue juste avant : "c'est la femme qui autorise, qui est complice de la polygamie en prenant, partageant le mari d'une autre....").

 

 

 

Maintenant le témoignage. (J'ai caché l'origine, mais je garantis son authenticité africaine et féminine. G.

 


 

J'aime bien le point de vue de Jean-Jean. C'est ce que nous vivons réellement en tant que société pratiquant la polygamie. Dans nos sociétés, l'homme prouve sa virilité, sa puissance, sa richesse, son influence par la polygamie. Dans certaines familles, les monogames ne sont pas considérés par leurs pairs. Dans les réunions familiales, on accorde peu d'importance à ses interventions. Tous ses points faibles ou ses déboires, sont expliqués par sa situation de monogame. Il fait la honte de la famille. surtout s'il démontre aux yeux de ses parents tout l'amour et toute la tendresse qu'il a pour son unique femme, qui devient aux yeux de sa belle famille, une sorcière.... qui a envouté leur fils et dans sa propre famille cette femme subit des pressions afin d'obliger son mari à prendre une seconde femme!!!

 

 

 

Pourquoi? ce n'est pas une situation normale et pour avoir la paix et "réparer ce tort", il faut raisonner sa fille. On se préoccupe peu de ses enfants. Ceux-ci "ressemblent à leur père, sont virils, travailleurs, puissants, riches, polygames...." ceux-là ressemblent à leurs mères sont paresseux, voleurs, stupides, idiots, violents.....et d'ailleurs l'homme émet des doutes sur la paternité de ces derniers ! A la moindre incartade, on demande à la femme d'aller remettre l'enfant à son vrai père! On va jusqu'à consulter les oracles pour confirmer ou infirmer la paternité de cet enfant!!!! (Je ne fais que raconter de façon brute comment ça se passe et les raisonnements que l'on tient) . 

 

 

 

Si l'enfant n'a pas  les qualités positives (travailleur, viril, honnête...) l'homme dit qu'il n'est pas de lui!  C’est aussi l'une des raisons du matriarcat, c'est à dire que l'enfant n'hérite rien de son père mais de son oncle maternel. Ainsi on est sûr et tout le monde a vu la soeur porter une grossesse, l'oncle préfère léguer ses biens au fils de sa soeur, son neveu, donc son sang (comme on le dit), ET l'on doute sur la paternité de la grossesse  portée par sa propre femme.  Le matriarcat tout comme le patriarcat existent toujours dans nos sociétés. On connaît les clans, les familles, les ethnies qui pratiquent l'un ou l'autre.

Vous pouvez imaginer le degré de vassalité et de frustration que les enfants et les femmes peuvent subir lorsque l'homme satisfait son ego !!!

Avec la civilisation occidentale,  en  Afrique, la femme peut refuser la polygamie et  divorcer.  Mais elle est perçue comme une mauvaise mère par les autres femmes. Presque toutes les femmes sont des marâtres pour les enfants issus d'un autre lit. Elles se comportent parfois pire que la belle - mère de Cendrillon. Qu’elles soient avocate, gestionnaire, député, professeur, médecin, sociologue, PDG, juge, analphabète, paysanne...nous nous comportons toutes de la même façon. L'enfant de la coépouse fait tous les travaux domestiques, même   les plus difficiles pour son âge, se lève le premier se couche le dernier, mange les restes, accusé d'office de toutes les bêtises, infractions (vols, ...) parfois montées de toutes pièces par la marâtre et ses enfants, tapé à longueur de journées, même dans le sommeil, l'on est sûr qu'il ne va fuir pendant la bastonnade., n'est pas assidu à l'école...  La loi accorde rarement le droit de garde à la femme, le mari est prioritaire à moins qu'il ne désiste en faveur de la femme. 

Alors qu'elle est la stratégie des femmes dont les maris veulent être polygames ?

 

 

 

Les femmes "soucieuses" du bien être de leur enfant, subissent la polygamie et  prennent leur mal en patience jusqu'à ce que l'enfant soit majeur avant de quitter le domicile conjugal.  Souvent l'âge majeur coïncide avec la classeTerminale,  dans ce cas le papa polygame est content de "son FILS"et  il est disposé à l'aider à mieux réussir ; au cas où l'enfant doit apprendre un métier,(plomberie, menuiserie, maçonnerie, cordonnerie, couture, coiffure...)  là c'est sa mère tout craché, et le jour où sa mère déménage, il part avec elle !!!!

C'est vous dire tout simplement que c'est l'ego de l'homme qui est primé. Les femmes et les enfants ne sont que les preuves de sa puissance et de sa virilité et sont  victimes de cette vassalité. Ce sont nos moeurs et coutumes malheureusement très enracinées et entretenues dans nos sociétés africaines. Chez les musulmans, c'est le Coran qui l'autorise!!!  Si mon mari devient polygame soit  j'accepte de bon gré ou je divorce en sacrifiant le bien être des enfants ou je subis (c'est un sacrifice) à cause des enfants. Personne  ne lui reprochera sa polygamie. On me dira à moi la femme :" prend ton mal en patience, ça ne fait rien, pense aux enfants, soit forte pour éduquer les enfants, sois digne des enfants...." pour le moment, mon mari n'est pas polygame!!!! Ouf !!!

 


ghagerard a écrit :

<<<"Je tiens la polygamie comme le choix de la jouissance du mâle". Je ne
crois pas que ce soit là l'enjeu. Il faut bien distinguer érotisme
(jouissance physique) et légalité (la polygamie comme mode possible
d'union légale) .>>>.

<<L'homme marié qui couche avec sa collaboratrice et sa stagiaire ainsi
qu'avec quelques consoeurs lors de séminaires à l'étranger est souvent
dit à tort "polygame" quel que soit le plaisir bien imaginable qu'il
éprouve; pour l'anecdote gamô signifie "se marier" (devant la loi) en
grec ancien mais est un mot vulgaire signifiant "tirer son coup" en grec
moderne. Le français a évidement emprunté au grec ancien.

N'oublions pas que le mâle a pour fonction biologique d'essaimer son
patrimoine génétique. La femelle de sélectionner le meilleur mâle, avec
le double critère de la protection durant l'élevage du petit et de la
qualité du patrimoine génétique du mâle. Différentes stratégies sont
mises en place, que l'on retrouve transposées dans l'usage et la loi des
humains.

Dans le monde blanc, c'est la stratégie femelle (monogamie, maximisant
les chances de reproduction du patrimoine génétique de la femelle), qui
a pris le dessus, dans le monde noir, c'est la stratégie mâle qui
perdure. La jouissance de quiconque n'a rien à voir là-dedans.

"(...) et de la mise en vassalité des femmes. "

Je ne peux pas souscrire à votre idée de mise en vassalité. Ou encore
faudrait-il mieux la définir. Si c'est une comparaison avec le lien
politique médiéval, pourquoi pas. Impôt nourricier contre protection
physique. Cela peut-être le cas en monogamie ou en polygamie.

"Si la femme est une personne, la polygamie doit être interdite."

Mais pourquoi diable ? Le fait d'être une personne se caractérise entre
autre par la capacité à établir un contrat. En quoi le fait pour une
femme de devenir, contractuellement, de jure, l'épouse d'un homme déjà
marié lui supprimerait son statut de personne ? Le fait d'avoir une
deuxième femme transformerait-il l'époux blanc, respectueux, tendre et
protecteur, en ignoble tyran lubrique ? "One too many" ? Plus qu'une
femme et vous perdez la boule (si je puis dire) ?

Finalement, si comme le souligne le Coran, un homme peut se permettre de
protéger et de chérir plusieurs femmes, pourquoi l'interdire ?

Pour ce qui me concerne, j'ai deux chats, assez jaloux l'un de l'autre,
certes, mais j'assure parfaitement leur sécurité et apprécie d'avoir les
deux à mes cotés, tout comme ils apprécient que je sois là. Qui y perd,
si ce n'est la stratégie d'exclusivité ? - d'origine femelle, je le
rappelle, pour des raisons de compétition génétique.

Polygamie et monogamie sont des institutions sociales, des modes de
régulations des relations entre individus, familles, clans, classes,
etc. Pas des scènes de triolisme à la Marc Dorcel pour l'une ni un
Barbara Cartland pour l'autre.

Bien à vous,

Jean-Jean>>

 

 

 

Intéressant point de vue qui ouvre le débat sur la sélection naturelle, la morale.

Jean-Jean affirme que la loi naturelle conduit l'homme le plus fort, le plus intelligent à séduire plusieurs femmes pour perpétuer la race.

Tentant mais en contradiction avec les lois de Mendel qui veut que le capital génétique soit conservé aussi par les hybrides.

Voyons-nous dans les sociétés polygames l'apparition d'un "surhomme", de surhommes ?

Cela se saurait, non ?

Nous constatons que "la sélection naturelle" imaginée par Jean-Jean, ne correspond pas à une amélioration de l'homme qui en est issu, ni à une amélioration de la société.

L'affirmation était tentante mais fausse.

Les faits et "ils sont têtus" contredisent l'affirmation de Jean-Jean. La polygamie ne se justifie pas par la sélection naturelle. (Un autre débat pourrait s'ouvrir pour justifier ou non la "sélection naturelle").

(La justification proposée par Jean-Jean pourrait aussi s'appliquer à la polyandrie, la femme se choisissant le mâle le plus beau du moment...et je n'ose aller jusqu'au bout : l'insémination artificielle avec des mâles sélectionnés...) et comme la sélection serait faite par des gens ni beaux ni intelligents...vous imaginez les rejetons. (Voir la dysplasie chez les Bergers allemands).

Bordel ! Et l'âme de l'homme dans tout ça ? Il faudrait y penser.

Et l'évolution ? Comment l'homme doit-il évoluer ? Avez-vous une idée du dessein de Dieu pour les croyants, de la nature pour les autres.
 
Pour la vassalité, c'est la mise en tutelle de la femme par rapport au mâle. La femme devient dépendante. Voir la société musulmane.


Amicalement. G.

Oui la femme est complice en prenant le mari d'autrui. mais la société l'encourage. C'est comme une Constitution  Sociale qui n'est écrite nulle part mais qui existe et qui est ancrée dans la mémoire collective ; tout comme la société musulmane encourage un frère à laver l'honneur de la famille en lapidant à mort sa soeur lorsque cette dernière se compromet (relations sexuelles) avec un garçon qui n'est pas son mari. Les textes juridiques existent et sont peut-être mieux élaborés que ceux des Occidentaux !!!

 

 

 

Dans les familles polygames réussies, deux coépouses sont plus liées que 2 soeurs de même père et même mère! Tenez - vous, l'homme est obligé de les séparer : diviser pour règner. S'il échoue dans cette tentative, imaginez une tranche de jambon entre 2 tranches de pain. Sa puissance est mise à l'épreuve, il n'est plus le capitaine dans le bateau, son influence est bafouée, il est humilié. il n'est plus respecté pas ses pairs. En Afrique, une femme qui domine un homme, même aux yeux des femmes, il perd son charme.

qu'est ce qui amène les femmes à prendre le mari d'autrui ?

 


1- l'adolescence mal gérée: les hommes mariés vicieux donnent de l'argent aux filles pour acheter des bricoles, couchent avec elles, et c'est la grossesse non désirée. Ce n'est pas la pédophilie proprement dite: la tranche d'âge souvent victime se situe entre 16 - 20 ans. les mamans sont parfois complices  et poussent leurs filles dans le lit de ces hommes, parce que l'homme donne de l'argent à ces mamans. On peut l'expliquer par la pauvreté, niveau d'instruction et la cupidité : une maman non instruite même avec des revenus financiers est assez vite influencée par un avocat, un banquier, un industriel de 40 ans et plus qui fait la cour à sa petite fille. En encourageant sa petite fille a accepté l'homme en question, elle croit lui préparer un bel avenir.

 

 

 

Ces hommes sont souvent de gros menteurs, fuient leur responsabilité dès l'annonce d'une grossesse. Cette fille mère est à présent destinée à prendre le mari d'autrui (99% de chance ) la société n'encourage pas le mariage d'un homme sans enfant avec une fille mère. c'est une honte, une situation difficilement acceptable. Le garçon est obligé de se mettre à dos à toute sa famille et casser tout lien avec elle avant d'épouser  une fille-mère !!!

 

 

 

Moi, je n'accepterai jamais. J'ai déjà refusé une situation pareille, en tant que grande soeur, (aînée) j'ai été écoutée. Je suis une jeune femme indépendante, j'ai une maîrise en gestion, un travail.

 

 

 

Il existe des lois pour protéger la jeune fille qui va s'occuper du bébé quand son père est en prison, mais quelle belle famille est prête à prendre cette responsabilité, mettre en  prison le père de petits enfants ? Moi je ne peux pas pardonner à mes grands-parents d'avoir briser la carrière, la vie  de mon père parce qu'il a engrossé ma mère!!!  Même si son acte est irresponsable et qu'il a abusé de ma mère.

 

 

 

On constate  que les jeunes hommes africains qui vivent en Europe prennent des filles-mères, mais ces mariages sont voués à l'échec. Lorsque ces garçons rentrent au pays, ils se rendent compte qu'ils traînent une tare, "une blessée de guerre" comme on les appelle.

2- les parents trop rigoureux et très sévères qui ne pensent à rien qu'aux études de leur fille. Cette fille est "sur protégée" au point où elle se retrouve après  sa maîtrise, son doctorat, ou MBA,  sans aucune expérience sexuelle, sans fiancé. D'abord les hommes la fuient parce qu'elle a "les yeux clairs comme un poisson dans l'eau" (comme on le dit), elle s'est moulée dans une éducation TRES CARTESIENNE, RIGOUREUSE, TRES RAIDE, TRES THEORIQUE. la virilité  la puissance, l'influence du mari (qui au départ voulait être monogame) sont mises à l'épreuve ou ébranlées par cette "savante". L'homme (quelque soit son niveau d'instruction) doit remettre les pendules à l'heure et prouver qu'il est le capitaine dans le bateau., il se remarie, c'est le  début de la polygamie. Un autre cas (le plus fréquent) peut se présenter: après les études la "savante" doit se marier et avoir des enfants sous la pression de sa famille. entre temps elle a coiffé la sainte cathérine: la trentaine et plus: elle a 3 handicaps : son éducation, pas de fiancé et son âge. Aucun jeune homme (la trentaine) n'est prêt à prendre pour épouse une vieille fille. D'ailleurs la famille ne va pas accepter. Alors la vieille fille, la Catherinette atterrit dans une famille polygame : elle fait des enfants, elle vit sa vie toute seule, isolée dans une grande famille, un comble; le polygame la voit rarement, discute rarement avec elle...

 

Vous savez, gérard, dans  les familles polygames, la promiscuité entre mari et femmes n'existe pas ou est très limitée, on discute très peu, le but des contacts est essentiellement sexuel : on se retrouve pour faire l'amour.  les jours de la semaine sont partagés entre les femmes. la femme du jour fait à manger et partage son lit. L'homme s'interdit d'approcher les autres femmes. Il peut vivre avec une femme "savante" sans trop de problème puisqu'il la voit un jour (nuit) ou deux tout au plus  par semaine!!!

3- Les enfants : en Afrique on se marie par amour, mais cet amour doit être consolidé par la venue des enfants. Un couple sans enfant ne survit pas. Un mari monogame, doit prouver sa virilité en prenant une autre femme et faire des enfants. quelque soit son amour pour la première. dans la mémoire traditionnelle collective, l'homme est toujours fécond. La stérilité n'est pas masculine, elle est féminine. dans cette même mémoire, c'est la femme qui détermine le sexe de l'enfant (contrairement à ce que dit la science). une femme qui ne fait que des enfants filles poussent son mari à la polygamie, pour ne pas divorcer "ne me quitte pas mais seconde moi" . Sa virilité est en jeu, son honneur est en jeu, on me dira c'est pour la pérennité du clan, de la famille... je réponds et pourquoi fuit - il sa responsabilité, quand ses maîtresses sont enceintes?

4- Les femmes véritables produits de la société africaine  pour lesquelles la polygamie est normale: elles prennent le mari d'autrui ou demandent très franchement à leur mari de les seconder.

 

 

 

Mais à côté d'elles, il y a des femmes qui se disent "je ne serai pas la deuxième ni la troisième...., je serai la première." donc elles se marient dans les familles ou les clans qui acceptent et font l'apologie de la monogamie. Elles ne sont pas pour autant à l'abri : les femmes citées au point 1 sont là (si par malheur le couple vit dans les mêmes environs que les femmes de cet acabit ou les fréquente...), la fertilité du couple joue et le sexe des enfants (rien que des filles...)

5- La pauvreté. Une fille issue d'une famille pauvre se refuse d'épouser un jeune homme qui est en train de construire sa vie, dont elle n'est pas sure de son avenir. Elle préfère épouser un homme riche déjà marié et elle est prête à le quitter lorsqu'il n'y plus d'argent. Souvent cette catégorie de femme ne se soucie pas du bien être des enfants. Elle abandonne les enfants au mari. Ou pire,  bien qu'étant divorcée, de loin, elle cherche (quitte à les voler à d'autres femmes) des maris riches à ses filles.

Voici grosso modo, les raisons qui poussent les femmes à devenir bon gré ou mal gré des complices de la polygamie.

 Le 05:50 24/08/07, vous avez écrit:

 

 

Ma Chère Miranda,
 
Je ne dirais jamais assez combien j'ai apprécié ton analyse mais il ne faut pas que la critique de la société africaine nous fasse miroiter la société blanche où la prééminence de l'homme sur la femme est encore vive.
 
Dans la société musulmane, une évidence, mais aussi dans tout le bassin méditerranéen et dans des foyers proches de nous.
 
Le salaire moyen d'une femme en France est de 20% inférieur à celui de l'homme. Du fait des maternités une femme est plus souvent absente au travail, la garde des enfants aussi influe. Dans l'esprit de beaucoup, y compris du mien, le chef de famille est l'homme.
 
Est-ce vrai pour autant ? Fiedrich Sieburg, dans "Dieu est-il Français" remarquait que la femme française avait une influence très importante dans le foyer, car elle en était la "trésorière" et bien que ne votant pas à l'époque où le livre a été écrit, il constatait qu'elle avait plus d'importance que la femme allemande ou anglaise dans les décisions du mari.
 
A l'époque de Sieburg, la France comprenait 40 millions d'habitants de souche européenne. Aujourd'hui avec 20 millions d'exogènes la situation s'est plutôt dégradée pour la femme assujetie à l'homme. La liberté de la femme passe par sa réussite scolaire mais peu réussisse à atteindre le niveau universitaire.
 
A mon avis l'homme blanc est aussi "macho" que l'homme noir puisqu'il trouve son avantage dans la séparation des responsabilités dans la société. Moi le premier, je suis comme les autres j'envie plus ou moins consciemment le patriarcat et le roi nègre.
 
Pour donner la liberté à l'autre, il faut se surveiller constamment et se forcer, forcer sa nature, son égoïsme. G
 

 

 



En Afrique, Nos chers Chefs de Familles ne sont pas trésoriers de la famille. malheureusement. Ils sont à peine 10 % qui s'occupe comme il faut de leurs enfants. Toutes les enfants de la famille pèsent sur les épaules de la femme. Le rôle de nos chefs de familles est d'essaimer leur patrimoine génétique. La femme fait le reste. Ils sont polygames, Ingénieur, Juge, Enseignant..., mais ils ne paient pas les frais de scolarité aux enfants (en Afrique l'école n'est pas gratuite, les frais en moyenne coûtent  3 fois notre smig / an !!! ,70 euros environs sans les fournitures). Et quand ces frais ne sont payés ou les fournitures scolaires ne sont pas payées, l'enfant est purement et simplement renvoyé à la maison, jusqu'à ce que les parents trouvent l'argent. Et où sont les chefs de familles en ce moment ? Ils courent après d'autres femmes, passent leurs soirées dans les bars. Tout ce qui compte pour eux c'est d'arriver à construire une maison ou "harem" et ils se déchargent de toute autre charge familiale. il faut user des astuces pour leur soutirer un centime. Les études ont été faites et certains organismes non gourvernementaux, souvent des canadiens et des européens, créent des microfinances pour aider les femmes à créer des activités génératrices de revenus pour subvenir aux besoins de la famille. Vous voyez à quel point le noir est "macho". L'homme dépense beaucoup pour faire plaisir à ses maitresses et lorsqu'elles deviennent femmes légitimes ou font des enfants, alors elles remboursent en s'occupant elles-mêmes de leurs enfants. Tenez vous bien, elles aident leur mari à arrondir leurs fins de mois tout en sachant très bien là où va  l'argent. Bizarre !!! Une nuit de baratins, un loup dans la peau d'un agneau .... et le tour est joué. Le matin, la femme ouvre son porte monnaie ... lui donne toutes économies contre promesse de régler ...date à retrouver sur calendes grecques.... Ah les femmes, personne ne peut les comprendre !!!

 

L'analyse de Fiedrich Sieburg, est toujours d'actualité en Afrique noire. C'est la femme qui est la trésorière. Elle travaille beaucoup et parfois trop. Elles n'ont pas de congés de maternités, pas d'assurance maladie.... : 80% des femmes bénéficient du soutien de ces microfinances et gèrent leur propres activités : elles sont  revendeuses, couturières, gérante de petits restaurants ... il n'y aucune structure pour les prendre en charge. Elles ont besoin de travailler tous les jours sans congés, sans repos, un jour sans activité est une perte. Si leur santé leur permet, elle quitte le marché ou la boutique pour aller accoucher  et revenir, le plus tôt possible. A la maison, elle compte les jours, un mois sans vendre ou gagner de l'argent, alors qu'elle a un nouveau - né avec toutes les dépenses qui accompagnent (médicaments,...) C'est le sous développement. On ne se plaint  pas, on est heureux comme ça. On est éduqué pour y  faire face. Pour les fonctionnaires comme moi, ça se passe comme chez vous. Congés payés de 3 mois.... Et ceux qui ont la chance de connaître d'autres cultures (européenne, canadienne...) en droit de la femme se demandent, si la femme africaine  sera t -elle un jour libre ? la liberté de la femme passe par sa réussite scolaire pour mieux mieux comprendre sa situation, en découdre avec certains pans de l'éducation ancestrale pour mieux s'organiser. Malheureusement , l'école n''est pas gratuite !!! L'UNICEF et autres organismes mettent de plus en plus la pression sur nos gouvernements pour que l'école sois gratuite pour les filles, le Bénin est en train de l'expérimenter mais apparemment ça ne marche pas, il faut du temps pour peaufiner cette politique et l'étendre à toute l'Afrique et arriver à changer la mentalité de nos chers "machos" qui ne veulent pas que la femme évolue et aie les yeux clairs comme un poisson dans l'eau !!!!


 

 

Publié dans liberation

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