PROGRES

Publié le par Gaudin

Nous assistons plus ou moins indifférents à une empoignade entre des partisans d'un réchauffement climatique dû aux activités industrielles humaines et ceux qui constatent un cycle naturel de changement de température.

 

 

 

Il faut avoir en tête qu'un degré C, celui ne nos thermomètres, c'est grand. Constatez-le sur votre corps entre la santé vers 37°C et 38 le début de la maladie.

 

 

 

La terre est-elle malade de l'homme ?

 

 

 

La question est mal posée ! L'homme est-il malade ?

 

 

 

Il détruit tout ce qu'il touche. Ici, rappelons-nous la loi de Lenz : "...les effets s'opposent aux causes qui les créent..." ce qui veut dire que chaque fois que l'homme crée, des effets contraires apparaissent.

 

 

 

Nous pointons du doigt les effets sans nous attaquer aux causes.

 

 

 

Peut-on supprimer les effets sans supprimer les causes ? J'en doute.

 

 

 

Le progrès, ce que nous appelons le progrès, n'est-il pas ce combat perpétuel contre les effets délétères que nous vainquons en en créant d'autres...?

 

 

 

Vu à travers l'évolution du monde occidental le progrès a fait progresser la vie de l'homme. A près de quatre-vingts ans je vis mieux que mes grands-pères et je suis près d'atteindre l'âge de leur mort. La moyenne de vie a augmenté. Il s'agit du monde occidental.

 

 

 

Qu'en est-il sur la terre ?

 

 

 

Est-ce que "notre" progrès ne s'est pas fait au détriment des autres ? Je pense aux conquêtes coloniales, à l'exploitation des richesses pour l'occident par des autochtones exploités, méprisés...aux guerres au nom du progrès.

 

 

 

Le progrès des uns n'est-il pas la régression des autres ?

 

 

 

Peut-on avoir une vue mondiale du progrès des peuples comme nous avons une vue mondiale du commerce ?

 

 

 

Au fait que penser des régions désindustrialisées par la globalisation ? Est-ce un progrès ? Pour qui ? Globalement pour qui ? G.

 

 

 

Pourrait-on définir le "progrès" comme "le combat contre les effets néfastes des progrès antérieurs" ?

 

 

 

Ce qui voudrait dire que le progrès est une conséquence et n'est pas inné, installé au coeur de l'homme. G.

 

Le progrès pourrait aussi se définir comme un des arguments
> publicitaires pour vendre la "Modernité" c'est à un dire un certain mode
> d'existence, historiquement inscrit, régissant les rapports des humains
> entre eux d'une part et avec le reste de la création d'autre part.
>
> Par progrès, il est généralement compris "progrès technique", ce que je
> reformulerais en "accroissement de l'efficacité des techniques".
>
> La médecine pas exemple n'a absolument pas progressé dans sa
> connaissance de l'humain. L'efficacité des techniques de réanimation, de
> chirurgie et d'imagerie médicale a en revanche considérablement augmenté.
>
> Face à cet indéniable augmentation il est tentant de "vendre" également
> des modes de co-existence sociale prédateurs, des techniques
> destructrices mais rentables à court terme pour le vendeur, des concepts
> malsains, une morale perverse.
>
> Dans notre civilisation, immoralité, analphabétisme, acculturation,
> élevage industriel et pollution urbaine sont maleureusement les
> passagers clandestins de l'internet, de l'aviation, des nanotechniques
> ou des satellites.
>
> On ne peut que rigoler devant la misère épistémologique de nos sciences
> : une médecine basée sur la statistique (qui est au réel ce que la
> masturbation est au coït), une science économique permettant à quelques
> guignols de se venger des problèmes de train et de robinet qu'ils
> avaient du mal à résoudre en CM2, une biologie mettant sans profit le
> fonctionnement de la cellule à la porté d'un bête PC (le mythe de l'ADN,
> moins bavard que l'on ne pensait et dont là encore la compréhension ne
> passe que par la statistique), des sciences humaines enfumées par
> quelques escrocs (Lacan, en particulier) ou là encore, mises à la portée
> des automates (Chomsky ou les behavioristes) sans aucun intérêt
> scientifique ni même heuristique.
>
> Ajoutons à celà que contrairement au solfège, en désuétude,
> l'arithmétique ne traite que de quantités et non d'identité, ce dont
> après tout notre civilisation boutiquière se contente fort bien; c'est
> la cata et pour un bon moment quand on voit le fonctionnement politique
> de nos universités.
>
> Avec la notion de "progrès", la canaille des Lumières n'a fait que
> transposer la notion chrétienne de Salut dans son système paranoïaque
> (au sens d'inscription pathologique et destructrice dans l'histoire de
> l'autre).
>
> Bien à vous,
>
> Jean-Jean
>

 

Il faut remercier Jean-Jean de distinguer la science de la technique qui l'accompagne et des progrès de cette technique.

 

 

 

Les progrès de la technique ont-ils fait progresser la science dont la définition pourrait être ici la connaissance de l'homme et de son environnement.

 

 

 

Mais le but de la science est-il la connaissance de l'homme ? Si c'était le cas la faillite serait patente.

 

 

 

Le but de la science c'est de prévoir. (Alexis Carrel, "L'Homme cet inconnu"),  d'où l'emploi des statistiques que J-J éreinte en passant.

 

 

 

La science ne peut pas remplacer Dieu pas plus que la religion.

 

 

 

La religion peut conduire vers Dieu, mais ne peut le remplacer, elle ne peut remplacer l'idée de Dieu dans l'homme.

 

 

 

Hier soir Arte donnait "Printemps, été, automne, hiver, et printemps" un film coréen de Kim Ki-duk l'histoire d'un bonze qui vit retiré avec un enfant qui lui a été confié et qui découvre la vie, la passion, l'amour, la possession, la mort et...le recommencement.

 

 

 

Très belles images sur un lac avec en fond une statue de Bouddha qui, pour moi traduit l'immobilité, la connaissance (science), par la contemplation...les aveugles perçoivent le monde autrement et nous ne sommes pas surpris de l'apprendre, pourquoi pas la connaissance intuitive (N'est-ce pas Bergson qui avait tenté cette démarche ? Qui en sait plus ?).

 

 

 

Faut-il annihiler le progrès de tous pour autant ?

 

 

 

Je ne le conseillerai pas. Chacun va vers la mort, le retour au néant ou à la vie, vers son Dieu à son rythme, par ses moyens et charge pour lui de les améliorer. "On ne peut pas faire le bonheur des autres à leur place". (Auteur oublié). G.

 

 

 

PS : Si les effets s'opposent aux causes et qu'ils sont de même valeur mais de sens contraire, ils ne représenteraient que 50% de la valeur initiale, qui elle-même serait combattue par le progrès, qui de 50 % de 50% de 50%... nous conduit à une asymptote. L'espoir d'une amélioration du monde nous accompagne. G.

 

 

 

Publié dans liberation

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