Economie 2013-09-20

Publié le par Gaudin

Main d’œuvre trop chère.

Le consommateur veut des produits les moins chers possible. Dans un produit manufacturé ou agricole le coût du travail est présent, faut-il le rappeler.

Ce coût permet à l’ouvrier, employé, commercial d’être un acheteur potentiel, un consommateur..

L’idée de baisser le coût du travail vient à l’esprit des producteurs pour vendre leurs produits. En baissant le coût des produits en diminuant le revenu créé par le travail sur ces produits, nous appauvrissons une partie des consommateurs, ceux qui participaient à leur fabrication et à leur commercialisation.

En diminuant le revenu lié au travail nous diminuons la possibilité de consommation, nous appauvrissons la société, c’est la paupérisation.

Quand on demande aux ouvriers, ceux qui oeuvrent d’être « compétitifs », le but est louable si cela ne se fait pas en baissant leurs revenus.

Être compétitifs c’est produire moins chers, ce n’est pas de diminuer les salaires des productifs et assimilés qui participent à l’écoulement des produits.

Comment produire moins cher sans baisser les revenus du travail ? Par la mécanisation des moyens de production, de vente, de transport.

Aujourd’hui il y a une surproduction d’œufs…est-ce vrai ?

Est-ce que tous les besoins alimentaires sont couverts ? En France, à nos frontières, dans le monde pour justifier la destruction des œufs ? Est-ce les œufs qui sont en surnombre ou les revenus insuffisants pour permettre à ceux qui ont faim de les acheter ?

Il n’y a pas surproduction mais insuffisance de moyens de consommation.

Qu’en pensent nos économistes ? (J’ai eu envie d’écrire « quand pensent… », mais ce n’était pas gentil, gentil…).

En partant d’un postulat faux, le coût du travail moindre ailleurs, des productions ont été délocalisées, comme si le fait de travailler dans les mêmes conditions énergétiques changeait la part de main d’œuvre. Ce qui a changé c’est l’exploitation du travailleur, son salaire, sa mise en esclavage.

Vouloir la mondialisation sans lier le revenu lié au travail est un non-sens car la globalisation propose la globalité et non un traitement partiel. On ne peut parler de globalisation quand la mondialisation enrichit une contrée au détriment d’une autre, des groupes au détriment des autres. L’humanité est un tout.

 

 

 

 

Donner un sens à l’économie pour sortir de la crise.

Je vais commencer par l’avenir à construire et ensuite je ferai le point des situations antérieures.

Notre industrie est appauvrie, nos ressources en matières premières nulles, les professionnels qualifiés absents et…

Il faut gagner la guerre, car il s’agit d’une guerre que le peuple doit gagner. Guerre économique, mais guerre quand même. Pour une guerre on mobilise. Il faut mobiliser les Français pour « Les grands travaux »

Quels sont les grands travaux ? On va en citer quelques une sans que cela soit exhaustif. Vos idées seront les bienvenues, vos entreprises aussi.

Des familles ne peuvent se loger. Des terres sont en friche, des gens sont affamés, des fermes sont inhabitées et des immigrés s’installent autour des villes. Il faut leur donner des outils et leur louer les terres. Un an de nourriture par famille, avant d’en recueillir les fruits les années suivantes. La nourriture produite donnera à manger à ceux qui quêtent.

Les villes manquent de logements, de places de stationnements, les voies trop étroites sont saturées.

Agrandir rues et avenues pour fluidifier la circulation. Il faut accueillir les voitures mues à l’électricité et pouvoir les recharger et les garer. Les camions et transports en commun polluent et n’offrent pas la liberté de la voiture particulière. Imitons Paris, les transports en commun en sous-sol.

Construire des centrales nucléaires pour fournir l’électricité pour demain. Poursuivre les recherches sur les piles à hydrogène pour décentraliser la fourniture d’électricité.

Isoler les maisons pour économiser l’énergie. Les équiper en domotique.

Nul doute que les travaux de masse entrepris créeront des nouveaux matériels performants que l’industrie pourra exporter et sera vivifiée.

Le gouvernement doit débattre et mettre en place un plan pour l’énergie. L’énergie c’est la base de la liberté de l’homme. Les pays qui utilisent peu d’énergie pratiquent l’esclavage dont le moins voyant, car le plus accepté est l’esclavage de l’épouse, de la fille, de la femme. Limiter l’énergie, c’est limiter la liberté. Les Verts ne l’ont pas compris.

Adam Smith, le chantre du libéralisme proposait un modèle économique dont l’énergie était, dans son temps, les esclaves déportés d’Afrique.

Une énergie pas chère. Le Nord de l’Amérique industrialisé sous prétexte de libérer les esclaves a substitué la machine à l’énergie humaine pas chère. Les machines à vapeur utilisaient une énergie chère : le charbon extrait par des hommes. Karl Marx étudia la société industrielle de cette époque. Vint l’électricité, le pétrole qui mirent l’énergie à un prix acceptable pour être utilisée par tous.

Un développement économique s’en suivit qui fit de tous, au moins dans les pays industrialisés, des utilisateurs des machines tant mécaniques, électriques, électroniques…

Pour les acquérir il faut de l’argent. La main d’œuvre payée au juste prix le permis. On peut imaginer une suite sans fin de la monnaie et certains crurent à l’âge d’or.

La thésaurisation de la monnaie par certains fut compensée par la création de nouvelle monnaie par les banques.

Les banques pour développer leurs bénéfices prêtèrent à des emprunteurs peu solvables, pour ne pas dire insolvables. Pour cacher leurs pertes potentielles, les banques camouflèrent  au milieu de titres sains, ces créances douteuses sous forme de titres qu’ils vendirent à leurs clients et à d’autres banques.

Des banques firent faillites, la plupart furent soutenus par leur gouvernement qui leur prêta l’argent emprunté avant. Des pays insolvables avaient aussi empruntés aux banques. De nouveaux prêts, (par une inflation de monnaie), les soutinrent. La méfiance vis-à-vis de la monnaie, les dettes des états, des particuliers  paralysent le commerce mondial.

Comment relancer l’économie ?

L’industrie automobile qui était un moteur industriel est paralysée car les gens n’ont plus les moyens de satisfaire leurs besoins. En plus la politique de nombreuses villes fit de la voiture particulière la cause de la pollution. Les transports routiers sont certainement plus polluants que les voitures particulières.

Des voitures mues à l’électricité apparaissent mais les villes sont incapables de digérer ce nouveau transport urbain non polluant.

Aucune ville depuis 30 ans n’a élargi ses rues, ses avenues pour accepter de nouveaux arrivants motorisés ou non. Une large place a été faite au transport en commun au détriment du transport individuel. Il nous faudrait un nouvel Hausmann pour repenser la ville dans la liberté de circuler et enfouir les transports en commun, comme Paris a enfoui son métro, il y a plus d’un siècle.

Comment faire des travaux sans argent dans un pays pauvre ?

La France a deux mille milliards de dettes et paie annuellement 50 milliards rien que d’intérêts et elle continue d’emprunter. Elle dépense plus qu’elle produit. Il faut limiter les dépenses au strict nécessaire par une monnaie interne qui assurera le revenu du travail et les dépenses. Ensuite il faudra produire et vendre au coût du marché dans une monnaie reconnue internationalement.

Les restrictions de la consommation, comme en période de guerre seront-elles acceptées par tous ? Les paysans au moins seront sûrs de manger. Produire ou mourir. (Pour produire il faut de l’énergie).

 

Deux monnaies

          Examinons les moyens d’utiliser deux monnaies distinctes une pour le commerce extérieur l’autre pour le commerce intérieur à travers l’exemple d’une famille.

La famille doit se suffire à elle-même, (je copie Gandhi), vivre en autarcie et produire plus qu’elle ne consomme. Les membres de la famille produisent, échangent leurs productions avant de simplifier en créant une monnaie interne. Les produits manufacturés en surplus pour être exportés reviennent à 20 francs en interne.

Sur le marché extérieur le produit est vendu 1 euro. Cet euro permet de commercer avec l’extérieur et d’acheter des produits d’importation.

Nous saisissons que le coût du marché intérieur n’est pas ou peu  influencé par le coût du marché extérieur. Les deux économies peuvent fonctionner parallèlement.

Bien sûr qu’il y aura des passages de matières importées dans les produits manufacturés mais elles seront limitées, non pas par la loi du marché, mais dans une économie dirigée, surveillée. Nous ne pouvons pas ouvrir notre marché, et consommer des produits importés travaillés au dixième des coûts du salaire de l’ouvrier français.

Je ne « réinvente » pas le marxisme, je réinvente deux monnaies distinctes pour résoudre deux problèmes différents. Equilibrer les échanges intérieurs, une nouvelle hiérarchie se créera, vendre à l'extérieur au "coût du marché".

 

Comment rembourser nos dettes sans pénaliser le train de vie des Français ?

Si la politique nous oblige à rembourser les 2000 milliards, nous devrons choisir de rembourser en monnaie extérieure ou en monnaie intérieure si elle est attractive.

Comment attirer nos créanciers ? Par l'or. En indexant notre monnaie intérieur sur l'or.

Le bas de laine des Français en monnaie intérieure sera convertie en or et conservé par la banque d'état. Des étrangers pourront-ils acheter de l'or ? Oui, mais il sera conservé par la banque d'état qui fournira la monnaie intérieure correspondante.

La France conservera son or et émettra SA monnaie.

Nous avons vu que la monnaie extérieure venait de la vente des produits en euros, fabriqués en francs pour ne pas pénaliser les Français.

Qu’importe le déséquilibre franc-euro s’il y a équilibre à l’intérieur de la zone « franc » pour que le train de vie des français soit préservé.

Les Français sont attachés viscéralement à l’égalité. A tort à mon avis, car celui qui travaille plus doit gagner plus. Comme les gains, les économies des particuliers seront en francs, la banque devra les convertir en euros selon les besoins des intéressés au moment du versement bancaire selon les règles du contrôle des changes en cours, à la sortie des euros. La monnaie interne est sous le contrôle de l’état, la monnaie externe aussi ai-je besoin de le répéter.

Prêts bancaires. Par la banque d’état selon les possibilités de l’économie pour maintenir un équilibre harmonieux entre tous. Les intérêts n’auront aucune raison d’être, sauf régulation de l’inflation. La somme empruntée sera la somme à rembourser.

On peut prévoir une inflation monétaire de la monnaie intérieure. L’état a les moyens de la réguler, pas le jeu du marché, autrement il l’aurait fait.

Quels sont les facteurs d’inflation. L’accroissement de la population, (l’immigration en fait partie). Plus de bouches à nourrir. L’accroissement du niveau de vie, sauf si nous limitons les accroissements au niveau de l’amélioration de la productivité. La thésaurisation freinera l’inflation. Je ne pense pas que la « main invisible du marché » vaille les directives, les ukases du ministère des finances dans une économie où la concurrence est faussée. Le pb est politique, pas économique. G.

 

Extrait de Bvoltaire le 15 juin 2013-06-15

Le diplomate Charles-Maurice de Talleyrand se plaisait à répéter que « la vraie force est de savoir se limiter ». Ceci est vrai dans tous les domaines, y compris l’économie. Cependant, l’esprit de lucre qui anime les hautes sphères de la finance conduit à accumuler des richesses complètement déconnectées de l’économie réelle. La bulle de la dette enfle, atteignant un niveau jamais vu dans l’histoire du monde. Il est utile d’avoir à l’esprit quelques chiffres clés résumant la situation économique sans issue dans laquelle se trouve l’humanité. Cher lecteur, accrochez-vous quant au nombre de zéros.

On estime que le PIB total mondial tourne autour des 70.000 milliards de dollars tandis que le montant total des dettes est estimé à 190.000 milliards de dollars. Cette dette a doublé en une dizaine d’années. En y regardant de plus près, on constate que le cas américain est absolument explosif. En effet, les 25 plus grandes banques américaines détiennent pour 212.525 milliards de dollars de produits dérivés en 2013 (produits dérivés à l’origine de la crise de 2007/2008). Or, le total des avoirs de ces banques atteint les 8.900 milliards de dollars. Le ratio est donc de 24 à 1. En élargissant ces produits dérivés à l’ensemble du monde, la fourchette va de 600.000 milliards à 1.500.000 milliards de dollars. En gardant l’estimation haute, le ratio par rapport au PIB mondial total est de 21 à 1.

La situation américaine est révélatrice de l’effondrement en cours du système. Le plafond de la dette avoisinant les 17.000 milliards de dollars (environ 1.000 milliards de dollars au début des années 1980), les Républicains majoritaires à la Chambre refusent de relever le chiffre butoir. En procédant à des acrobaties financières pour éviter le défaut de paiement du pays (suspension de versement d’intérêts, etc.), les mesures prises par le secrétaire au Trésor américain, Jacob Lew, permettent de prolonger « la bête » jusqu’au 2 septembre 2013. L’espoir d’un règlement temporaire réside dans une hypothétique entente entre Républicains et Démocrates. Il est symptomatique de rappeler que le premier mandat du président Obama a accumulé plus de dettes au niveau du gouvernement fédéral que ne l’ont fait les 42 mandats des présidents américains, de George Washington à Bill Clinton. En poursuivant l’auscultation, la compilation de tous les passifs des dettes américaines (État fédéral, États fédérés, local) est aujourd’hui supérieure à 56.000 milliards de dollars. Au début des années 1970, le chiffre était de moins de 2.000 milliards de dollars.

La paupérisation de la population américaine est un phénomène majeur. Comme le révèle le bureau de recensement américain (US Census Bureau), 146 millions d’Américains (pour une population de 315 millions d’habitants) sont classés comme « pauvres » ou disposant de « bas revenus ». Cet organisme précise aussi que 49 % des Américains disposant d’une résidence sont bénéficiaires d’allocations en tout genre de la part du gouvernement fédéral américain. En 1983, la proportion était de moins d’un tiers. Alors que les médias officiels s’excitent sur les pourcentages du chômage (falsifiés) oscillant entre 7,6 % et 7,7 % de la population active, les vrais chiffres révélant l’incapacité à vivre décemment en fonction d’un salaire sont les suivants : 47 millions d’Américains dépendent des coupons alimentaires. Quand Barack Obama est arrivé au pouvoir pour son premier mandat, ils n’étaient « que » 32 millions d’Américains. Le corps économique américain est complètement métastasé. Sous l’impulsion de Bernanke, le patron de la Fed (Federal Reserve Bank), on injecte chaque jour, dans le cadre du Quantitative Easing (assouplissement quantitatif), 4 milliards de dollars pour tenir à bout de bras une économie moribonde. Wall Street est devenu un immense casino et les États-Unis une « salle de shoot » à ciel ouvert. Si Bernanke débranche la perfusion, c’est l’effondrement ; s’il la maintient, c’est l’overdose. Deux manières de mourir.

Alors qu’en même temps, les économies chinoise et japonaise présentent des faiblesses de plus en plus visibles (contraction de la production manufacturière en Chine…), sans parler de l’UE et de l’euro, il faut garder à l’esprit que cet effondrement économique américain en cours et, par répercussions, planétaire (ainsi que celui du dollar) est un outil pour passer à la vitesse supérieure : les tentatives de création d’une gouvernance mondiale. Selon le bon vieux précepte ordo ab chao (« l’ordre naît du chaos »), il s’agit de faire table rase du passé pour reconstruire sur des bases nouvelles. Dans le cas américain, l’objectif est la création d’un bloc unifié nord-américain (North American Community) (4) faisant le pendant à l’UE. Pareil à un pont constitué de deux piliers, le marché transatlantique est appelé à devenir le tablier réunissant les deux rives de l’Atlantique.

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