Crise et krach

Publié le par Gaudin

Comme chante Dutronc : « Craque, boum, boum… ».

 

Examinons la crise boursière.

 

D’abord pourquoi des actions ?

 

Elles représentent la contrepartie de la valeur de l’actif d’une entreprise petite ou grande. Pas claire ma définition ? Un exemple. Votre appartement vaut 2 000 000 d’euros. Vous émettez 2 000 actions à 1 000 euros. (Vous en conservez 51%, autrement un actionnaire pourrait vous faire expulser). Votre appartement est situé dans un quartier résidentiel dont les loyers sont très chers. Votre appartement va prendre de la valeur et les actions nominales à 2 000 euros vont se négocier à 3, 4 5, 10 mille euros. (Ne rêvez pas). Les prix des logements autour vont être entraînés à la hausse. La valeur réelle ne change pas c’est une surévaluation qui entraîne la hausse. Si le marché se retourne, part à la baisse, les actions qui valaient 10 000 peuvent ne plus valoir que la valeur nominale et même moins. Là, les actionnaires vont perdre de l’argent. C’est un jeu. Alsthom a eu ses actions à moins de 5 euros et a continué grâce à Sarkozy, quand il était ministre des finances. Chapeau, l’artiste. Les actifs d’Alsthom étaient sains. Ceux qui ont acheté et revendu deux ans après ont décuplé leurs mises. Compris ? Sinon revenir à la première

 

Je ne suis pas joueur, sauf si je suis certain de gagner c'est à dire de récupérer ma mise plus un surplus.

 

Je ne pense pas rencontrer des joueurs suicidaires qui veulent perdre, mais des gens comme moi qui veulent gagner.

 

Dans ces conditions stabilisées, statistiquement, si personne ne triche, les gains et les pertes vont alternativement aller d'un camp à l'autre.

 

Comment pourrait-on s’enrichir simultanément ?

 

Par les plus-values générées par les entreprises

 

En son temps Jack London avait écrit "Le Talon de fer" où il démontrait que pour survivre le régime capitaliste avait besoin de la guerre. Il omettait le gain de productivité, (les plus-values mentionnées en font partie). La mondialisation a transféré le gain de productivité en Chine, alors que la consommation occidentale ne peut augmenter qu'à travers le gain de productivité, les plus-values ne favorisant que les capitaux investis, pas le travail, d'où la paupérisation qui gagne le monde occidental du travail qui ne produit pas assez pour ses indigènes et ses immigrés.

 

Voilà pourquoi, nous (travailleurs…), sommes appauvris. Maintenant une faillite c'est quoi ?

 

Quand les actifs du débiteur ne peuvent payer ses dettes. Ici, pour éviter une crise, les états renflouent les débiteurs avec de l'argent frais, pour éviter la braderie de leurs actifs. Surévalués les actifs ? Personne ne le dit. Les contribuables paieront. G.

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Gaudin 10/12/2009 11:18


Je me décerne les palmes !!! (:-))) Un an après toujours d'actualité. G. Par contre les autres articles depuis cette date, ne sont pas passés. G.